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Les troubles de la pensée

Les troubles de la pensée regroupent de nombreux symptômes dont le dénominateur commun reste la souffrance qu’ils peuvent engendrer pour soi-même ou pour l’entourage et constitue un motif régulier d’entrée en psychothérapie ou en psychanalyse. Parmi eux, on retrouve :

Les obsessions : elles se caractérisent par la prégnance d’une idée ou d’un sentiment qui s’impose à la conscience de manière contraignante bien que le sujet puisse les juger absurdes. Elles envahissent les pensées de l’être malgré le désir qu’il a de les chasser. Le sujet peut s’en défendre avec des mesures de protections, des actes compulsifs, des rituels, qu’il sera contraint de réaliser, sous peine de ressentir une forte anxiété. L’angoisse est ainsi très présente et les obsessions apparaissent alors comme difficilement supportables. Elles se caractérisent par exemple par des doutes, des scrupules et des idées obsédantes qui s’imposent au sujet sous forme de rumination mentale. Comme exemple de rumination, on trouve par exemple :
La peur d’être homosexuel
La peur d’être pédophile
La peur de mourir

Le sujet peut également être obsédé par des idées phobiques, par la crainte obsédante d'un objet ou d'une situation. L'idée même d'être confronté à l'objet redouté peut susciter de l'angoisse. Le sujet peut craindre également d'être confronté à des phobies d'impulsion, par cette crainte de commettre un acte contre sa volonté et dont les conséquences ne sont pas souhaitables. Parmi celles-ci, on retrouve par exemple :
La peur d'insulter quelqu'un
La peur de commettre un acte agressif envers soi ou envers quelqu'un
La peur de voler

La culpabilité : celle-ci est le plus souvent inconsciente mais il arrive qu'elle trouve une porte d'accès à la conscience. Elle provoque une grande souffrance et pousse l'être à des actes qui s'apparentent à des punitions. Celle-ci apparaît bien souvent comme absurde car elle n'est plus liée à l'acte ou à la pensée qui l'a engendrée. Elle peut apparaître après certains comportements comme les crises de boulimie par exemple.
Les doutes
Les difficultés de concentration
Les troubles de la mémoire
Les auto-reproches
Les auto-accusations
L’autodépréciation
La honte excessive
La méfiance
Une trop grande empathie
Une fierté excessive
Le mépris et le dédain
L’entêtement
La jalousie
L’envie
Les absences (courtes périodes de perte de conscience)
La rancune
Les pensées et les fantasmes d’agression
Les pensées suicidaires
Une mauvaise image de soi ou une faible estime de soi
Les conflits entre des pensées contradictoires qui peuvent engendrer une impossibilité à prendre des décisions
L’hypocondrie (inquiétude constante concernant le corps et la santé)
Un sentiment d’insécurité permanente
La peur d’être abandonné
La confusion mentale, accompagnée ou non de délire, d’agitation ou d’inertie
Les délires : les idées délirantes troublent le contenu de la pensée du sujet dont la croyance et la conviction diminue à mesure que le symptôme d’estompe. Elles peuvent apparaître brutalement ou petit à petit et s’accompagnent souvent d’une forte souffrance morale. On peut distinguer plusieurs thèmes d’idées délirantes :

Le délire de persécution ou paranoïaque : le sujet est alors l’objet d’une conspiration
Le délire de revendication : le sujet est convaincu qu’il est victime d’un préjudice
Le délire de jalousie 
Le délire des grandeurs ou mégalomanie
Le délire érotomaniaque : le sujet a la conviction délirante d’être aimé
Le délire de négation d’organe ou syndrome de Cotard : certitude délirante quant à la mort d’un organe ou du corps
Le délire mystique
Le délire d’influence
La démence : affaiblissement mental global qui touche l’ensemble des facultés psychiques du sujet
Les hallucinations : expériences perceptives qui s’accompagnent de la croyance absolue en la réalité d’un objet faussement perçu. Ces « perceptions sans objets à percevoir », selon la définition d’Henri Ey, sont souvent accompagnées d’un sentiment d’étrangeté. On distingue les hallucinations sensorielles et les hallucinations psychiques que l’on compare souvent à des voix intérieures.

Associés à d’autres symptômes tels que les troubles alimentaires (anorexie, boulimie) par exemple, à des troubles relationnels (problème de couple…), les troubles de la pensée sont une raison relativement courante de rencontre avec un psychologue ou un psychothérapeute. 

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