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Dépression

Par les temps qui courent, on entend chaque jour plus que le précédent, que son voisin, son collègue, son oncle, sa cousine ou tout autre membre de sa famille, une connaissance, parler d'un diagnostic de dépression qui viendrait apporter de la lumière sur de nombreux éléments qui demeuraient jusque là obscurs.

Les circonstances de survenue d’un syndrome dépressif diffèrent pour beaucoup de sujets. Pour d’autres, certains éléments sont similaires. Ce concours de circonstances que de nombreuses personnes touchées par la dépression évoquent, va de la perte de son emploi dans un contexte économique qui contraint les entreprises à licencier à la rupture d’un couple qui a tenu bon mais qui n’a pu tenir plus longtemps dans un tumulte trop violent. Ces événements fragilisent l’être et font naître une souffrance chez le sujet. D’abord silencieuse, discrète, à peine visible, elle s’étend et occupe des places que l’on a vu se vider en soi : la place que prenait son travail, ses loisirs, son couple, sa famille, ses amis. Les signes de la dépression sont d’abord invisibles ou paraissent passagers.

Comment reconnaître un syndrome dépressif ?

L’être en souffrance laisse apparaître une lenteur tant physique que psychique accompagnée d’une « douleur morale ». Cet état trouve une explication dans le besoin du sujet de protéger son psychisme d’événements qui pourraient à nouveau le fragiliser. Les symptômes dépressifs sont donc en premier lieu, une manifestation de défense qui peuvent devenir aussi motif de souffrance, lorsque ce dernier ne parvient pas à élaborer ce mal-être pour en sortir.

Le corps est mobilisé par la souffrance dont l’expression revêt plusieurs formes : un ressenti de tristesse quasi constant, une incapacité à sortir de sa tristesse pour apprécier des moments agréables, une forte tendance au pessimisme, des pensées morbides qui peuvent être omniprésentes, une lenteur psychique, des troubles de la mémoire…

Au niveau physique, on observe fréquemment des insomnies et des difficultés à récupérer son sommeil ou à l’inverse une hypersomnie. La perte ou diminution de la libido est toujours présente. Une fatigue psychique ou asthénie qui s’exprime notamment par l’hypersomnie ou encore le ralentissement moteur. Une angoisse qui est masquée derrière tous les symptômes. Une inexpressivité du visage, monotonie de la voix et un « désinvestissement » de son propre corps sont fréquemment observés. Il est possible que le sujet subisse un amaigrissement ou une prise de poids conséquente, qu’il se plaigne de maux de tête, de troubles digestifs (colopathie fonctionnelle etc.) ou autres douleurs corporelles. Au niveau relationnel, l’être touché par la dépression s’isole peu à peu et se retrouve seul. Cela amplifie alors les symptômes et l’angoisse latente. Ce retrait social allonge le délai de prise en charge et de guérison laissant le syndrome s’installer profondément, détruisant peu à peu le sujet.

La dépression peut se manifester à plusieurs niveaux, les deux éléments caractéristiques restent néanmoins la douleur morale et le ralentissement psychomoteur. Le syndrome peut se manifester sous une forme corporelle regroupant les symptômes physiques énumérés plus haut. La forme addictive s’exprime par des comportements d’addiction, par exemple la consommation d’alcool, le cannabis, de drogues dures ou encore l’anorexie et la boulimie, ces derniers venant masquer la même angoisse dépressive. Une forme cognitive pouvant conduire les adolescents et jeunes adultes à des échecs scolaires ou les personnes âgées à une forme de démence. Enfin, on peut retrouver dans le syndrome dépressif une forme de symptômes qui relève des névroses hystériques et obsessionnelles.

Lorsque l’expression par le corps de sa souffrance devient le seul moyen pour le psychisme de l’être de maintenir une protection relative, il est nécessaire de se délester progressivement de cette souffrance qui n’est jamais parlée, mais exclusivement démontrée. Sans cette décharge progressive, le syndrome dépressif s’ancre dans le psychisme et constitue un risque de sombrer dans une souffrance supplémentaire. Le sujet s’inscrit alors dans un cercle vicieux : se libérer de sa souffrance est une souffrance. Chaque symptôme est déchiffrable en une association de mots, d’idées qui permettent au psychisme une alternative à la somatisation de sa souffrance. Le cadre d’une psychothérapie avec psychanalyste et de la psychanalyse permettent justement par la méthode des libres associations de traduire ses maux du corps par l’exercice de la parole. Progressivement, les symptômes corporelles et psychiques ayant trouvé une autre voie, celle de la parole, libèrent l’être de la souffrance. Cela permet alors de suivre le chemin que dessine le sujet séance après séance, vers l’origine de sa souffrance. Une origine qui s’est manifestée en se dissimulant par des troubles allant de formes névrotiques, cognitives, addictives ou encore somatique. Accompagné par le psychanalyste, la cure psychanalytique ou psychothérapique offre au patient, un apaisement, un soulagement de ses symptômes mais également une fluidité de la libido et une réarticulation de son rapport à l’inconscient. C’est ainsi que l’on observe une levée des résistances ouvrant la possibilité d’un savoir du soi.

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